Libellules holarctiques à Barcelonnette

J'ai pu observer sur deux sites, à Barcelonnette, quatre des cinq espèces dites "holarctiques", c'est à dire dont l'aire de répartition se situe dans la région biogéographique holarctique (Asie septentrionnale, Amérique du Nord, Europe).



1er site : petit plan d'eau artificiel dans un golf près de l'Ubaye, 2/7/2017

Voici d'abord le Sympétrum noir (Sympetrum danae), ici un mâle immature émergé du jour avec ses ailes bien brillantes. Des mâles adultes matures étaient bien présents.

Ce Sympetrum se remarque par sa très petite taille comparé aux autres Sympetrum. Il a aussi la particularité de noircir en devenant mature (pour les mâles) alors que les autres Sympetrum mâles deviennent rouge.


Je croise enfin la route de la Libellule à quatre tâches (Libellula quadrimaculata), ici une femelle mature :



Un taxon que je connaissais déjà, facilement visible en région toulonnaise, le Portecoupe holarctique (Enallagma cyathigerum). Ils étaient assez nombreux : 



2e site : petite mare forestière en cours d'assèchement estival, 5/7/2017

Ma quatrième espèce holarctique sera le Leste dryade (Lestes dryas), nouvelle pour moi. Mâle mature :


L'espèce manquante pour boucler ce quinte holarctique est l'Aeschne des joncs (Aeshna juncea). Pas vue mais il y a deux données (Faune-Paca, 2015) pour cette espèce à Barcelonnette.

La dernière Libellule de mon séjour à Barcelonnette est une femelle de Sympétrum sanguin (Sympetrum sanguineum). Pas à sa place dans ce milieu, cette dernière est "commune en plaine au-dessous de 500 m" (Bouches-du-Rhône, Vaucluse), "plus éparse dans le Var et les Alpes-maritimes" et "se raréfie dans les Alpes de Haute-Provence et les Hautes-Alpes". (*)

De plus elle "affectionne les zones humides stagnantes ensoleillées (...) entourée d'une riche végétation rivulaire", ce qui ne correspond pas du tout à mon trou d'eau situé en zone boisée de vieux Pins sylvestres malingres près d'un ancien champ en cours de reboisement. Rien de grave à mon avis car les Sympetrum se trouvent souvent, l'été, en divagation hors de leurs milieux de reproduction.




(*) : Citations de Papazian M., Viricel G., Blanchon Y. & Kabouche B., 2017, Les Libellules de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Biotope.